Le Corps en Stress

Le Corps en Stress

  Comme un pays se prépare à se défendre ou attaquer lorsqu’il se sent menacé, le corps tout entier va mettre son fonctionnement au service de sa survie, chaque fois qu’il se sent en danger. C’est un réflexe archaïque ancré en nous depuis les premiers temps de l’humanité, lorsque la survie était une préoccupation quotidienne. Notre cerveau reste constamment attentif et ce, sans que nous en soyons conscients. Lorsqu’il déclenche nos systèmes d’alarme, c’est à notre insu. Nous partageons ce fonctionnement avec les animaux, du lézard au lièvre en passant par la musaraigne. 3 phases consécutives : La phase d’alarme, la phase de résistance, la phase d’épuisement. Au cours de la phase d’alarme, les catécholamines (adrénaline et noradrénaline) vont permettre une mobilisation de l’énergie qui prépare l’organisme à la lutte ou à la fuite lors qu’il est face à « une agression ». Elles facilitent la transmission de l’influx nerveux et la contraction musculaire. Le système nerveux autonome, sur lequel, comme son nom l’indique,  nous n’avons pas de prise directe, va mettre le corps en situation de pouvoir se défendre. Son objectif : notre survie. L’énergie de l’organisme se focalise alors, à notre insu, sur les fonctions indispensables à celle-ci : – Tension des muscles, accélération du coeur et afflux de sang et de sucre dans les muscles afin d’avoir la force nécessaire pour se défendre, attaquer ou courir très vite, voir grimper dans un arbre. –  Épaississement du sang et moindre circulation dans les capillaires sanguins qui irriguent la peau, afin de ne pas perdre trop de sang en cas de blessures. (question de survie, là encore) – Accélération de la respiration...