QU’EST CE QU’UN TERRAIN SPASMOPHILE ?

LE TERRAIN SPASMOPHILE a été défini comme suit :

« Terrain hypersensible ou hyper réactif aux modifications physiques ou psychologiques, dans l’organisme ou  son environnement, ayant pour conséquence une hyperexcitabilité neuromusculaire. »
Le terrain spasmophile correspondrait donc à une hypersensibilité de base avec une hyper réactivité au stress, aux agressions, qu’ils soient internes, ou externes, réels ou pas. En conséquence interviendrait une réponse du système nerveux avec une influence direct sur les muscles et les organes. (voir Le corps en stress)

Des recherches entreprises par l’Association pour la recherche des troubles spasmophile (ARTS) sous forme de questionnaire de 1987 à 1997 à l’adresse de 3000 personnes hypersensibles démontrent qu’il existe un terrain spasmophile. (à ne pas confondre avec le syndrome spasmophile.)
– Ce questionnaire a permis d’isoler les points communs récurrents, chez toutes ces personnes souffrant d’hypersensibilité.
– Il a ensuite été testé sur des patients en consultation pour évaluer sa pertinence. Pour faire ce test.

Les points communs – symptômes récurrents observés.
• Crampes fourmillements : Crampes des mollets mais parfois aussi des membres supérieurs. Fourmillements des membres mais aussi du visage
• Spasmes au niveau de la gorge, sensation de boule dans la gorge, sensation de gorge serrée, gène à la déglutition (en avalant)
• Spasmes gastriques, crampes, aérophagie (se traduisant par des éructations en salve), nœud à l’estomac, reflux gastro-oesophagien
• Spasmes intestinaux, colite, ballonnements, colopathie, colique digestive : douleurs spasmodiques du colon ou de l’intestin grêle. Ballonnements abdominaux quelque soient leurs localisations, constipation, diarrhée.
• Spasmes de l’utérus, douleurs prémenstruelles ou menstruelles localisées dans la région pelvienne
• Crispation des mâchoires, sensation de gène à l’ouverture de la mâchoire, chronique ou intermittente, ou sensation de crispation au niveau de la face entre les oreilles et la bouche. Il peut aussi s’agir d’un bruxisme qui sera diagnostiqué soit par le compagnon de vie, soit par le dentiste.
• Phosphènes ou acouphènes. Sifflements, bourdonnements d’oreilles, mouches devant les yeux, taches lumineuses chroniques ou intermittents
• Douleurs musculaires et articulaires
• Asthénie paradoxale (fatigue). Il s’agit soit d’une asthénie matinale supérieure à celle du soir, soit d’une asthénie s’aggravant en cas d’augmentation de la quantité de sommeil
• Tachycardie, extrasystoles ou cœur qui tape fort, éréthisme cardiaque, palpitations. Les points au niveau du cœur ne sont pas inclus sous cette rubrique.
• Oppression respiratoire. Sensation subjective de blocage respiratoire mais aussi les crises d’asthme. La sensation de point au cœur si elle s’accompagne d’une gène respiratoire est à inclure sous cette rubrique.
• Troubles du sommeil. Difficulté d’endormissement, réveil précoce, somnolence dans la journée ou coups de pompes importants. Hypersomnie.
• Grande sensibilité à l’environnement. Cet item volontairement vaste est tout à fait subjectif. Il peut s’agir d’hypersensibilité au bruit, à la pollution atmosphérique, aux odeurs mais aussi à la foule… L’expérience des psychologues ayant pris en charge de nombreux spasmophiles retrouve une insuffisance de frontière avec leur entourage. Les personnes spasmophiles semblent beaucoup plus perméables à leur environnement que les autres.